"La pire critique qu'on peut me faire, c'est de me dire que je suis une mauvaise mère."
Varda Étienne (citation d'une entrevue à Bazzo.tv)
La pire des pires, selon moi aussi. Ne m'enlevez pas ma raison de vivre...
Et pourtant, je dois vivre avec ces regards portés sur moi, tous les jours. Parce que j'emmène mes enfants partout, partout tout le monde se permet de m'évaluer! Lorsque les enfants s'agitent et que j'interviens, on juge mon style d'intervention, quel qu'il soit. Et si je n'interviens pas, on me juge encore. De toutes les façons, j'ai toujours l'horrible impression de"traumatiser" mes enfants pour toute leur vie. Bien oui, les psy ramènent toujours les problèmes à l'enfance... lourd à porter.... Je comprends pourquoi certains parents n'osent plus intervenir et qu'ils préfèrent laisser la partie "discipline" aux éducatrices.

8 commentaires:
Dans le cas de Varda Étienne, le fait qu'elle soit bipolaire fait certainement partie de ses craintes de ne pas être une bonne mère. Bien plus difficile de s'occuper de ses enfants quand on souffre de maladie mentale.
Je pense que toute personne doit avoir une autre source de valorisation à part ses enfants. Pas nécessairement un travail, mais quelque chose qui motive et rend fier de soi.
Naturellement!
C'est comme si on n'arrive plus à faire la part des choses. On mélange enfants excités et rieurs avec enfants abandonnés à eux-mêmes, ou ton ferme avec ton violent! C'est d'un ridicule parfois! Il se perds tellement de temps à juger les parents, un temps qu'on pourrait prendre pour s'attarder et baisser notre regard au niveau des/de leurs enfants, afin de s'assurer réellement de leur bien-être... Ou se tourner vers les enfants, au lien de se juger entre nous et de se faire mal. Je trouve ça tellement cruel!!!
Vraiment, on juge les parents tant que ça? Où, quand, comment? Quelqu'un vous a déjà fait une remarque, vous en avez déjà fait une à quelqu'un? Je trouve les gens bien indifférents, au contraire. Chacun pour soi. On est loin du village pour élever un enfant.
Sur la rue, au parc, au supermarché, dans le métro, les cliniques médicales, les endroits familiaux... Les femmes âgées sont les plus gentilles, elles lancent un oeil complice! Les hommes, sont occupés à autre chose, j'imagine... Reste les femmes, les mères principalement. Qui est meilleure que l'autre! Les éducatrices aussi. La théorie qu'on leur enseigne à l'école, c'est LA manière de faire. Ma belle-mère a commencé une technique d'éducation à l'enfance au Cégep, elle a lâché... ils ont leur vision et c'est LA ligne à suivre, les éducatrices ne sont pas libres de pensée...
Je colle tout à fait à l'idée du village pour élever un enfant! J'adore ça! Tous et chacun se complètent pour transmettre des valeurs différentes, selon le caractère unique de chacun.
Tes questionnement me font du bien Femme libre!!! Ça m'aide à re-la-ti-vi-ser! :D Ouffff! Ça, avec une grande respiration, je vois plus clair!
Je viens de comprendre une de mes façons de faire qui pourrait choquer les gens. Dans une entrevue avec Benoît Girouard, à l'émission Les Lionnes, plusieurs semblaient mal à l'aise avec la discipline sans discussion possible (fermée). Très souvent, avec quatre enfants, le rhytme peut être excessivement rapide et je ne peux me permettre de discuter. Je ne vois pas en quoi cela peut nuire à l'enfant. En général, les enfants comprennent très bien pourquoi nous sommes intervenus, il ne faut pas les prendre pour pas dupes.
Si vous l'avez manqué, vous pourrez p-ê le visionner demain. On a besoin de ce genre de discours, merci Les Lionnes et Benoît Girouard!
http://www.radio-canada.ca/emissions/les_lionnes/2011-2012/
Je devrais r-ajouter à mon dernier message:
"C'est comme si on n'arrive plus à faire la part des choses!" Parce que si on me regarde comme si j'étais une marâtre à cause de ça...
Traumatisera-t-elle l'enfant, si appliquée dans un contexte d'amour? Vous, comment percevez-vous la discipline à discussion fermé?
Si ça peut réconforter d'autres personnes qui me lisent, et qui se sentent exactement dans la même situation que moi(!), pour vous, je vous raconte celle d'aujourd'hui.
Comme il nous arrive tous assez souvent, l'automne avec les tas de feuilles, mon coco de 2 ans et demi s'est enfargé dans une racine d'arbe, puis est tombé à plat ventre. Je suis à quelques mètres de lui. J'entends ses pleurs, alors je me dirige doucement vers lui. Une femme, sortie de nul part, accourt et passe devant moi! Elle prends mon petit, l'aide à se relever, alors je lui dis merci avec mon plus grand sourire. C'est alors que j'aperçois son visage se relever et me jeter un de ces regards accusateur...
Je vois des bébittes ou c'est un peu sournois?!?!!!
Franchement,je n'en sais trop rien. Je suis loin d'être une experte dans les soins aux enfants. Ça m'a déjà énormément intéressée. J'ai même fait un certificat à l'université là-dessus, Petite enfance et famille que ça s'appelait, par pur plaisir.
Je suis plus du genre à me précipiter, oui, si je vois un enfant tomber. Ça me vient naturellement. J'aurais donc pu faire comme votre dame d'aujourd'hui, surtout si je ne voyais pas de parent à l'horizon. Mais si j'avais constaté qu'il n'était pas vraiment blessé, je me serait éclipsée comme un éclair. Regard accusateur? Ouain, c'est son problème à elle,pas le vôtre. Ne jamais laisser personne nous gâcher notre journée. En fait, c'est si peu valorisant d'être à la maison pour s'occuper d'enfants que c'est normal de chercher de l'appui, des sourires, des compliments. Je comprends.
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